Mais que veulent les éleveurs ?

« Les animaux ne peuvent aller mieux si ceux qui s’en occupent ne vont pas mieux. » CANIS ETHICA

Les français sont prêts à l’entendre puisque relève du bon sens et qu’ils restent attachés à l’agriculture française même s’ils ont une perception de cette derniére éloignée de la réalité et ne mesurent pas les enjeux/pressions économiques quotidiens qu'elle subit.

Mais...que veulent les éleveurs au juste? Combien? Comment? Qui?

 

 

DEPOSSESSION

Les Eleveurs ont été dépossédés de leur savoir, sagesse, compétences.

  • Les ONG dictent la manière dont les éleveurs doivent s'occuper de leurs animaux
  • GDS & IAA imposent leur salaire final
  • Les Abattoirs posent le rythme de croissance de leurs animaux et de leurs volumes
  • L’Europe énonce, le Gouvernement alloue
  • Les Consomm’acteurs se réveillent et changent le Monde

 

INFLUENCE

« Toute démarche qui ne serait pas collective a moins de chance de faire positivement évoluer la filière. » _ Paul AUFFRAY, AG INAPORC, 2017

Le discours de Canis Ethica relève de ce bon sens que la population française, des  personnalités, des ONG et des politiciens peuvent faire leur rapidement.

Dès lors, comment les Eleveurs décident-ils d’utiliser la vision de Canis Ethica pour servir leurs intérêts sachant que le BEA découle du BEH (bien-être Humain)?

 

L’engagement des Distributeurs et de facto celui des Abattoirs va dans le sens de la mouvance sociétale et, n’a aucun mal à maximiser ses marges réelles (44% du prix du jambon va au distributeur). L’œuf, le plein-air, etc. en sont des exemples concrets.

Ainsi, en l’absence d’implication concrète de la filière alors GDS et IAA préserveront leurs marges et continueront de lui imposer des modèles de production en inadéquation avec ses capacités de financement et freinant l’avancée du BEA puisque vécu par les Eleveurs, premiers concernés, comme une contrainte.

 

REFRACTAIRES

« Si vous avez des projets, vous êtes dans le vrai » _ M. BLOCH, 2016.

Le 21 novembre 2017 à la Régionale Porcine:

  • Carrefour au travers de M. LECERF, Responsable Agriculture et Qualité, rappelait l’absence d’implication de la filière porcine et son positionnement réfractaire à toutes évolutions : « la filière porc doit bouger, elle est la seule qui n’a pas bougé. La filière doit se prendre en main en proposant des modèles différents et en les chiffrant (l’image est entretenue)

La filière répond qu’elle s’engagera lorsqu’elle aura des garanties d’être rémunérée sur le long cours par IAA et GDS.

  • M. Yannick RAMONET lors de cette même Régionale Porcine rappelait que « des études existent déjà pour les sujets brûlants auxquels la filière se refuse apparemment à répondre » quand M. Francois-Regis HUET avec insistance répétait que pour toutes décisions prises par la filière dans les 5-10 ans à venir, il va d’abord falloir avoir une validation R&D (scientifique).

 

EXIGENCES :

Alors concrètement que demande la filière qu’une ONG peut porter aux Consomm’acteurs (aussi GDS, IAA ?) afin d’aller en faveur d’une juste rémunération Humaine permettant à l’Animal d’être gagnant ?

 

Supposition 1 : exigence de garanties financières directes ?

Il appartient aux Représentants des Eleveurs de les formuler simplement afin que nous fassions le relais à la population.

Les producteurs de viande porcine française demandent une

  • contractualisation sur 12 ans avec les Abatteurs* garantissant aux Coopératives pour les viandes respectant le cahier des charges BEA porcin
    • gradient  un prix d’achat compris entre € x et €x /kg carcasse** pour un coût de production compris entre €x et €x***
    • gradient ♥♥ un prix d’achat compris entre €x et €x/kg carcasse** pour un coût de production compris entre €x et €x***
    • gradient ♥♥♥ un prix d’achat compris entre €x et €x/kg carcasse** pour un coût de production compris entre €x et €x***

 

*avec couverture financière garantie par le Ministère de l’Agriculture au travers de la PCAEA ?

**sous réserve que le prix au cadran (MPB) fluctue à +/- x % (prix reflétant la réalité du marché international ?)

** prend en compte le coût moyen de l’ensemble des charges/investissements nécessaires à la production de viande de gradient x pour une exploitation de taille x

 

Supposition 2 : ID²

Il nous semble qu’ID² tout en concentrant les avantages suivants :

_ Enjeux environnementaux

_ Rouages internes à la filière

_ Modélisation des investissements nécessaires à la survie de l’élevage porcin français

Manque à renouer le lien entre l’Eleveur et le consomm’acteur car ne lui apporte pas l’information transparente, simple et concise qu’il demande au moment de son achat à savoir le niveau de bientraitance appliqué à l’animal qu’il s’apprête à manger avant la mort de ce dernier.

 

Supposition 3 : Contrat d’Avenir Sociétal

Il nous semble que le Contrat d’Avenir Sociétal s’est adressé directement à la GDS qui a refusé de se mobiliser et sans prendre à partie les français or, les français expriment au quotidien leur volonté farouche de devenir acteurs.

 

Supposition 4 : Porc Respect Confiance, une charte pour rassurer le consommateur

Il nous semble que la charte interprofessionnelle Porc Respect Confiance demande à une population qui ne lui fait plus confiance du fait des scandales à répétition de lui accorder sa confiance. Par ailleurs, elle a pour objet de mettre en valeur les bonnes pratiques (existantes) du porc français, quand les français en demandent plus quitte à diminuer de fait leur consommation de viande et à tendre vers le flexitarisme.

 

Supposition 5 : Logo Porc Français enrichi du BEA et +

Le logo Porc Français s’il renseigne sur la provenance, n’est en rien associé au bien-être animal dans l’esprit des Consomm’acteurs qui demandent des garanties sur cette thématique.

Filière devant laquelle le niveau de confiance du consommateur est réservé

  • Promesse européenne d’arrêt au 1er janvier 2018 de la castration des porcelets non tenue (France 7% des élevages ont arrêtés), caudectomie systématique, scandales, etc.
  • France compte déjà 40 initiatives en faveur du BEA d’après Mme. Roguet (IFIP)(démarches de : communication, progrès et ruptures) qui n’apportent pas en 1 objet l’information souhaitée par les Consomm’acteurs.

 

 

OUTILS DE COMMUNICATION SERVANT SES INTERETS

"Les campagnes de dénigrement des ONG sur le dos de la filière rapportent beaucoup d'argent […]. Etant donné que la plupart des Consomm’acteurs ne peuvent comprendre les pratiques d'élevage […], il faut communiquer différemment […]. Abattoir, transformation, élevage, nous avons encore à mener le challenge de l'intégration sociétale". _ Guillaume ROUÉ, AG 2016 UGPVB

 

HumAni Vie sert le BEH afin que le BEA évolue.

La filière peut-elle être perdante ? Comment ? Pourquoi ?

Eleveurs communiquez

 

La filière se plaint que les ONG négocient avec les Distributeurs et ignorent les Producteurs. Elle souhaite que toutes négociations aient lieu sur la place interprofessionnelle.

La Filiére reproche littéralement aux ONG de manquer d'éthique du fait de leurs relations avec GDS et IAA qui ne prennent jamais en compte la rémunération des Eleveurs (arguments à nouveau répétés lors du Colloque RMT BEA de Rennes de décembre 2017).

 

HumAni Vie est l’outil qui remet le Producteur au cœur de toutes négociations et élaborations puisque sans BEH il n’y a pas de BEA tangible.

  • Il appartient à la filière d’utiliser cette Marque comme un atout majeur de confiance, compétitivité et engagements vis-à-vis des Consomm’acteurs français et de l’Europe
  • Il est de la responsabilité de la filière de quitter son statut à la fois d’otage des enjeux sociétaux et d’outil marketing de la GDS.

 

RAPPELS :

_ 60% de la viande française est transformée, 30% est exportée.

_ BEA (surcoût 40% sur installations) est incontournable et la filière en a conscience  RA 2012

_ Le Gouvernement appelle à une segmentation/montée en gamme de l’offre.

_ Standard, Standard+ restent aujourd’hui à la portée de la filière à défaut d’Investissements.

_ Après 10 ans de crise, la filière goûte à peine à 18 mois de répits.

_ Vétusté des infrastructures

_ Difficulté à l’accès aux prêts avec demande des banques de posséder 15-20% des fonds propres

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© Canis Ethica, Pour une éthique dans la relation Homme-Animal